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Littératie financière au Québec : que devraient savoir les jeunes adultes?

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Actifsf
11 sept.
9 min de lecture

Surcotisation CELI : comment éviter une erreur qui peut vous coûter cher.

La littératie financière au Québec ne consiste pas seulement à savoir faire un budget ou à mettre quelques dollars de côté. Elle permet de mieux comprendre le crédit, l’endettement, l’épargne, les placements, les impôts et les différents outils financiers disponibles.


Pour les jeunes adultes, ces connaissances deviennent rapidement concrètes : premier emploi à temps plein, appartement, carte de crédit, prêt automobile, études, premières économies ou projet d’achat d’une propriété.


Et le contexte financier n’est pas toujours simple. Selon des données publiées en 2026 par Statistique Canada, 43 % des Canadiens âgés de 25 à 44 ans ont déclaré avoir connu des difficultés financières au cours des 12 mois précédents en 2024 et 2025. Cette proportion était de 38 % chez les 45-64 ans et de 24 % chez les 65 ans et plus.


La littératie financière devient alors une compétence utile pour comprendre ses options et prendre des décisions plus éclairées.


Mais que devrait réellement savoir un jeune adulte sur ses finances?


Dans cet article, découvrez :


Qu’est-ce que la littératie financière?


La littératie financière regroupe les connaissances, les compétences et les comportements qui permettent de mieux comprendre et gérer ses finances.


Elle ne signifie pas qu’il faut devenir spécialiste des marchés financiers.


Il s’agit plutôt d’être suffisamment outillé pour comprendre les conséquences d’une décision, comparer différentes possibilités et savoir quelles questions poser avant de choisir un produit ou un service financier.


L’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) considère d’ailleurs la littératie financière comme une compétence essentielle et l’associe notamment à la capacité de prendre des décisions financières éclairées et d’adopter des comportements favorisant de meilleurs résultats financiers.


Concrètement, cela peut vouloir dire savoir :

  • établir et suivre un budget;

  • comprendre le fonctionnement du crédit;

  • gérer ses dettes;

  • épargner en fonction de ses projets;

  • comprendre la différence entre épargner et investir;

  • connaître les principaux régimes enregistrés;

  • comprendre le lien entre risque et rendement potentiel;

  • reconnaître les signes d’une fraude;

  • vérifier la fiabilité d’une information financière.


Ce sont d’ailleurs plusieurs des sujets abordés par le programme Notions de base en finances de l’ACFC destiné aux jeunes adultes.


Pourquoi la littératie financière est-elle importante pour les jeunes adultes?


Les premières années de la vie adulte concentrent de nombreuses décisions financières.


Un jeune peut, en quelques années seulement, devoir apprendre à gérer un salaire, payer un logement, utiliser une carte de crédit, rembourser des études, financer un véhicule, commencer à épargner et éventuellement réfléchir à l’achat d'une première propriété.


Or, une décision financière prise aujourd’hui peut avoir des conséquences pendant plusieurs années.


Le crédit en constitue un bon exemple. Un achat payé avec une carte de crédit ne coûte pas nécessairement uniquement son prix affiché si le solde n’est pas remboursé et que des intérêts s’accumulent.


À l’inverse, développer tôt certaines habitudes — suivre ses dépenses, épargner régulièrement ou comprendre les produits financiers avant de les utiliser — peut faciliter la gestion des projets futurs.


L’objectif de la littératie financière n’est donc pas d’éviter toute erreur. Il est de disposer de suffisamment d’informations pour comprendre les choix qui se présentent et leurs conséquences potentielles.


Les jeunes Québécois apprennent-ils les finances à l’école?


Oui. Le Québec a intégré l’éducation financière au Programme de formation de l’école québécoise.


L’objectif est notamment d’amener les élèves à développer leur capacité à analyser des enjeux financiers et à prendre position face à différentes situations.


Mais les connaissances financières ne s’arrêtent évidemment pas à la fin du secondaire.


Les produits financiers évoluent, tout comme la situation personnelle d’un individu.


Un concept appris à 16 ou 17 ans peut également devenir beaucoup plus concret quelques années plus tard lorsqu’il faut choisir une carte de crédit, comprendre une paie ou décider quoi faire de ses premières économies.


La littératie financière est donc davantage un apprentissage continu qu’un ensemble de connaissances acquises une fois pour toutes.


Que nous disent les données sur les finances des jeunes adultes?


Il faut être prudent lorsqu’on affirme que « les jeunes ne connaissent rien aux finances ».


Les jeunes adultes ne constituent pas un groupe homogène et leurs connaissances varient considérablement.


Les données permettent néanmoins d’identifier certains comportements intéressants.


L’enquête canadienne sur les capacités financières de 2024, dont certains résultats ont été publiés par l’ACFC en 2025, montre par exemple que les Canadiens de 18 à 34 ans étaient davantage susceptibles de chercher des conseils financiers que les personnes de 35 ans et plus.


Mais les sources utilisées diffèrent.


Parmi les 18-34 ans, 57 % de ceux qui avaient recherché des conseils financiers s’étaient tournés vers leur famille ou leurs amis, 18 % vers les médias sociaux et 20 % vers un conseiller professionnel. Les jeunes étaient deux fois plus susceptibles que les autres groupes étudiés de chercher des conseils sur les médias sociaux.


Ces résultats ne signifient pas que les conseils provenant de proches ou des réseaux sociaux sont nécessairement mauvais.


Ils montrent surtout l’importance d’apprendre à évaluer la fiabilité d'une source d'information financière.


Quelles notions financières un jeune adulte devrait-il connaître?


Il n’existe pas de programme universel à maîtriser avant un certain âge.


Quelques notions constituent néanmoins une base particulièrement utile.


Un jeune adulte devrait idéalement comprendre son revenu net, ses principales dépenses, le fonctionnement d’une carte de crédit et le coût des intérêts.


Il devrait également pouvoir distinguer épargne et investissement.


L’argent nécessaire pour payer une dépense prévue prochainement ne répond pas au même objectif qu’une somme destinée à un projet situé dans plusieurs années.


Cette distinction conduit à trois notions importantes lorsqu’on envisage un placement : l’objectif, l’horizon de placement et la tolérance au risque.


Plus un projet est rapproché, plus la possibilité d’avoir besoin rapidement de l’argent doit être prise en considération.


Pourquoi apprendre à faire un budget reste-t-il utile?


Faire un budget ne signifie pas nécessairement comptabiliser chaque café acheté.


Il s’agit avant tout de savoir combien entre, combien sort et ce qu’il reste pour les projets.


Pour un jeune adulte qui quitte le domicile familial, le budget permet également de comprendre le coût réel de son autonomie.


Au loyer peuvent s’ajouter l’électricité, Internet, l’assurance, l’alimentation, le transport, le téléphone et différentes dépenses imprévues.


Cette vue d’ensemble permet de répondre à une question essentielle :

combien puis-je réellement consacrer à mes projets sans fragiliser mes dépenses courantes?


Le budget devient alors moins une contrainte qu’un outil d’aide à la décision.


Pourquoi faut-il comprendre le crédit et les dettes?


Le crédit permet d’accéder immédiatement à une somme qu’il faudra rembourser ultérieurement, souvent avec des intérêts.


Le taux d’intérêt est donc une information essentielle.


Un jeune adulte devrait notamment comprendre la différence entre le solde d’une carte de crédit, le paiement minimal demandé et le montant nécessaire pour éviter de conserver une dette portant intérêt.


Ces principes deviennent encore plus importants lorsqu’il est question d’une marge de crédit ou d’un prêt automobile.


Il faut également distinguer capacité d’emprunt et capacité de remboursement.


Le fait qu’un prêteur accepte d’accorder un certain montant ne signifie pas automatiquement que ce montant correspond au budget ou aux priorités de l’emprunteur.


Faut-il rembourser ses dettes ou commencer à épargner?


Il n’existe pas de réponse valable pour tout le monde.


Le taux d’intérêt de la dette, le montant dû, les liquidités disponibles, la stabilité du revenu et les projets doivent notamment être considérés.


Une dette portant un taux élevé ne présente pas les mêmes caractéristiques qu’une dette dont le coût est beaucoup plus faible.


Il peut également être utile de disposer d’une certaine épargne accessible pour faire face aux dépenses imprévues.


Les affirmations comme « il faut toujours investir avant de rembourser ses dettes » ou, à l’inverse, « il faut éliminer toutes ses dettes avant d’épargner » simplifient donc excessivement la réalité.


La décision dépend de la situation financière de chacun.


Comment un jeune adulte peut-il commencer à épargner?


Il n’est pas nécessaire de disposer de milliers de dollars.


L’une des premières étapes peut simplement consister à mettre régulièrement de côté une partie de son revenu.


Le montant peut évoluer avec le temps.


L’important est surtout de déterminer à quoi servira cette épargne : dépenses imprévues, études, voyage, voiture, première propriété ou projet à plus long terme.


L’objectif aide ensuite à déterminer où conserver ou investir l’argent.


C’est ici qu’interviennent notamment les différents régimes enregistrés.


Comment fonctionne le CELI pour un jeune adulte?


Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) devient accessible à partir de 18 ans pour une personne qui respecte notamment les conditions de résidence et possède un numéro d’assurance sociale valide.


En 2026, le nouveau plafond annuel du CELI est de 7 000 $. Les droits inutilisés peuvent s’accumuler et être utilisés plus tard.


Cela signifie qu’un jeune n’a absolument pas besoin de disposer de 7 000 $ pour commencer.


Il peut cotiser selon ses moyens et conserver ses droits inutilisés.


Il est également important de comprendre qu’un CELI n’est pas un placement. C’est une enveloppe fiscale pouvant contenir différents placements admissibles.

Le choix de ce qui est détenu dans le CELI constitue donc une décision distincte de celle d’ouvrir le compte.


Le CELIAPP est-il intéressant pour un jeune adulte?


Pour un jeune adulte qui envisage l’achat éventuel d’une première habitation, le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) peut également faire partie des régimes à connaître.


Sous réserve des conditions d’admissibilité, le CELIAPP prévoit des droits de participation pouvant atteindre 8 000 $ par année, jusqu’à un plafond à vie de 40 000 $.


Les cotisations admissibles peuvent généralement donner droit à une déduction fiscale et les retraits admissibles pour l’achat d’une première habitation peuvent être effectués sans être inclus dans le revenu.


Une particularité mérite toutefois d’être comprise : les droits de participation au CELIAPP commencent à s’accumuler après l’ouverture du premier CELIAPP, contrairement au fonctionnement du CELI.


Cela ne signifie pas pour autant que chaque personne devrait automatiquement ouvrir un CELIAPP à 18 ans.


Le régime doit être considéré en fonction de la situation financière et du projet immobilier envisagé.


Quand devrait-on commencer à investir?


Il n’existe pas d’âge idéal applicable à tout le monde.


La première question devrait plutôt être :

quand aurai-je besoin de cet argent?


Une somme destinée aux frais de scolarité de l’année prochaine n’a pas le même horizon qu’une somme destinée à un objectif situé dans 20 ou 30 ans.


Investir comporte également des risques. La valeur d’un placement peut fluctuer et aucun rendement futur ne peut être garanti simplement parce qu’une personne commence jeune.


Avant de choisir un placement, il faut notamment considérer l’objectif, l’horizon de placement et la tolérance au risque.


Commencer jeune offre potentiellement davantage de temps, mais cela ne dispense pas de comprendre le produit dans lequel on investit.


Peut-on apprendre à investir sur TikTok, YouTube ou avec l’intelligence artificielle?


Oui, ces outils peuvent servir à découvrir et à comprendre certains concepts.


Mais ils ne devraient pas être considérés automatiquement comme des sources fiables de recommandations personnalisées.


Les données de l’ACFC montrent justement que les 18-34 ans sont

particulièrement susceptibles d’utiliser les médias sociaux lorsqu’ils cherchent des conseils financiers.


Un créateur de contenu populaire n’est pas nécessairement un professionnel autorisé à conseiller des investisseurs.


De la même manière, un outil d’intelligence artificielle peut expliquer la différence entre un CELI et un CELIAPP ou aider à comprendre un concept financier, mais il peut aussi produire une information incomplète ou erronée et ne connaît pas nécessairement l’ensemble de la situation de la personne.


Une compétence devient donc de plus en plus importante : savoir vérifier l’information avant d’agir.


Lorsqu’une personne recommande ou propose un placement, il est notamment possible de vérifier son inscription auprès de l’Autorité des marchés financiers.


Comment reconnaître une information financière douteuse?


Une promesse de rendement élevé avec peu ou pas de risque devrait susciter de la prudence.


Il faut également être vigilant lorsqu’une personne exerce une pression pour agir rapidement, demande d’envoyer de l’argent vers une plateforme inconnue ou affirme détenir une occasion d’investissement exceptionnelle accessible pour une durée limitée.


Les jeunes adultes doivent aussi être conscients que les techniques utilisées pour promouvoir des placements ou commettre des fraudes évoluent.


Photos, vidéos, témoignages ou contenus diffusés sur les réseaux sociaux ne constituent pas, à eux seuls, une preuve de légitimité.


Vérifier l’identité de la personne, comprendre le produit proposé et consulter des sources officielles sont de bons réflexes avant d’investir.


Est-il nécessaire de consulter un professionnel pour gérer ses finances?


Pas pour toutes les décisions.


Faire son budget, suivre ses dépenses ou apprendre le fonctionnement du CELI sont des choses qu’un jeune adulte peut parfaitement commencer à faire lui-même.


Certaines décisions deviennent toutefois plus complexes.


L’ACFC rapporte qu’en 2024, 35 % des Canadiens avaient recherché des conseils financiers au cours des 12 mois précédents. Parmi eux, 76 % avaient notamment recherché des conseils gratuits.


Il faut cependant éviter une conclusion trop rapide : le fait qu’une personne consulte un professionnel ne garantit pas automatiquement de meilleurs résultats financiers.


Lorsqu’une situation nécessite un accompagnement, l’intérêt réside notamment dans la possibilité de mieux comprendre les différentes options, leurs caractéristiques et leurs conséquences en fonction de sa propre situation.


Et lorsqu’il est question de placements, il est important de s’assurer que la personne consultée est dûment autorisée à exercer les activités concernées.


Comment Actif santé financière peut-il accompagner les jeunes adultes?


Chez Actif santé financière, nous croyons que développer de bonnes habitudes financières commence d’abord par comprendre les choix qui s’offrent à soi.


Pour un jeune adulte, les premières questions sont souvent très concrètes : comment commencer à épargner? CELI ou CELIAPP? Que faire de ses premières économies? Comment préparer un projet? Comment comprendre les risques associés à un placement?


Notre équipe peut vous accompagner afin de mieux comprendre les différents outils financiers et de structurer vos projets en fonction de votre situation.


Lorsqu’il est question de placements, les décisions doivent notamment tenir compte de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Les produits de placement autorisés offerts par Actif santé financière le sont par l’intermédiaire d’Investia Services financiers inc.


L’objectif n’est pas d’investir le plus rapidement ou le plus possible.


Il est d’acquérir progressivement les connaissances nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées et adaptées à ses projets.



Les renseignements présentés dans cet article sont de nature générale et éducative et ne constituent pas des conseils personnalisés en matière de placement, de fiscalité ou de planification financière. Avant de prendre une décision d’investissement, il est recommandé de consulter un professionnel dûment autorisé qui pourra tenir compte de votre situation personnelle, de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque.



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