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Décaissement à la retraite : comment planifier ses revenus et ses retraits?

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Actifsf
11 sept.
6 min de lecture

Surcotisation CELI : comment éviter une erreur qui peut vous coûter cher.

Le décaissement à la retraite représente une étape aussi importante que l’accumulation de l’épargne. Après des années à cotiser à un REER, un CELI, un régime de retraite ou d’autres placements, une nouvelle question se pose : dans quel ordre utiliser ces différentes sources de revenus et à quel rythme?


Cette décision ne repose pas uniquement sur le montant accumulé. La fiscalité, les prestations gouvernementales, les besoins financiers, l’espérance de vie, le profil d’investisseur et les projets personnels peuvent tous influencer une stratégie de décaissement.


Chez Actif santé financière, nous considérons donc la retraite comme une transition à planifier dans son ensemble : il faut déterminer non seulement combien vous aurez, mais aussi comment transformer progressivement votre patrimoine en revenus.


Dans cet article, découvrez :

Qu’est-ce que le décaissement à la retraite?


Le décaissement correspond à la période pendant laquelle une personne commence à utiliser les sommes accumulées au cours de sa vie active afin de financer sa retraite.


Les revenus peuvent provenir de plusieurs sources : Régime de rentes du Québec (RRQ), Sécurité de la vieillesse (SV), régime de retraite d’un employeur, REER, FERR, CELI, placements non enregistrés ou autres actifs.


Le défi consiste à coordonner ces différentes sources de revenus dans le temps.


L'AMF considère d'ailleurs le plan de décaissement ou la planification financière complète comme faisant partie des documents importants à préparer à l'approche de la retraite.


Pourquoi faut-il planifier le décaissement à la retraite?


Une première étape consiste à déterminer les dépenses que vous prévoyez avoir à la retraite.


Logement, alimentation, transport, loisirs, voyages, santé ou aide aux proches : le niveau de revenu nécessaire dépend largement du mode de vie souhaité.


Mais établir un budget ne suffit pas.


Deux retraités possédant exactement le même patrimoine pourraient avoir intérêt à utiliser leurs actifs différemment en fonction de leur âge, de leurs autres revenus, de leur situation fiscale ou de leurs objectifs.


Le décaissement permet donc de répondre progressivement à plusieurs questions : combien retirer, de quel compte, à quel moment et avec quelles conséquences fiscales?


C'est pourquoi cette réflexion gagne à commencer avant la retraite, afin de disposer du temps nécessaire pour évaluer différents scénarios.


Dans quel ordre faut-il retirer son REER, son FERR et son CELI?


Il n’existe pas un ordre de décaissement universel qui conviendrait à tous les retraités.


C’est un point particulièrement important.


Un retrait du REER constitue généralement un revenu imposable. À l'inverse, les retraits d'un CELI sont généralement libres d'impôt.


Cela ne signifie toutefois pas qu'il faut automatiquement vider le CELI en premier et conserver le REER le plus longtemps possible.


Dans certaines situations, effectuer progressivement des retraits imposables pendant des années où le revenu est moins élevé peut faire partie d'une stratégie de décaissement. Dans d'autres, préserver certains actifs peut être préférable.


La bonne séquence dépend notamment des revenus prévus, de l'âge, des régimes détenus, des besoins de liquidités, de la situation fiscale et des objectifs successoraux.


C'est précisément pourquoi une stratégie de décaissement doit être personnalisée plutôt qu'appliquée comme une recette générale.


Que devient le REER à 71 ans?


Cette échéance doit faire partie de la planification.


Un REER doit arriver à échéance au plus tard le 31 décembre de l'année où son détenteur atteint 71 ans. Parmi les possibilités prévues, les sommes peuvent notamment être transférées dans un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) ou servir à acheter une rente admissible.


Lorsqu'un FERR est établi, un retrait minimum annuel doit commencer l'année suivante. Ce minimum est notamment calculé en fonction de l'âge au début de l'année; sous certaines conditions, le calcul peut plutôt être fondé sur l'âge du conjoint si ce choix a été effectué lors de l'établissement du FERR.


Attendre 71 ans pour commencer à réfléchir au devenir de son REER peut donc limiter le temps disponible pour examiner les différentes possibilités.


Le décaissement peut-il avoir un impact sur le Supplément de revenu garanti?


Oui.


Le Supplément de revenu garanti (SRG) est destiné aux personnes de 65 ans ou plus qui reçoivent la Sécurité de la vieillesse et dont le revenu est inférieur aux seuils applicables.


Son montant dépend notamment du revenu et de la situation conjugale.


Pour la période de juillet à septembre 2026, par exemple, une personne célibataire, veuve ou divorcée doit avoir un revenu annuel inférieur à 22 800 $ pour être admissible au SRG. Les seuils diffèrent selon la situation du conjoint.



Certains revenus imposables générés lors du décaissement peuvent donc influencer l'admissibilité ou le montant du SRG.


Pour une personne à revenu plus modeste, la façon de coordonner ses différentes sources de revenus mérite par conséquent une attention particulière.


Le décaissement peut-il réduire la Sécurité de la vieillesse?


Oui, lorsque le revenu dépasse certains seuils.


La pension de la Sécurité de la vieillesse (SV) est assujettie à un impôt de récupération lorsque le revenu net dépasse le seuil prévu.


Pour le revenu de 2025, qui sert notamment au calcul de la récupération applicable de juillet 2026 à juin 2027, le seuil est de 93 454 $. La récupération correspond à 15 % du revenu dépassant ce seuil, jusqu'aux limites applicables.


Pour l'année de revenu 2026, le seuil annoncé est de 95 323 $.


Cela illustre pourquoi la fiscalité et les prestations gouvernementales doivent être considérées conjointement lors de la planification des retraits.


L'objectif n'est toutefois pas de prendre une décision financière uniquement pour éviter une récupération de la SV. Il faut considérer l'ensemble de la situation financière et fiscale.


Faut-il sécuriser tous ses placements lorsqu’on prend sa retraite?


Pas nécessairement.


Prendre sa retraite ne signifie pas automatiquement que tous les placements doivent devenir très prudents ou être convertis en liquidités.


La retraite peut s'étendre sur plusieurs décennies. Une partie du patrimoine peut donc avoir un horizon de placement encore relativement long.


À l'inverse, les sommes nécessaires pour financer des dépenses à court terme ne présentent pas le même horizon.


L'AMF rappelle que le choix des placements doit notamment tenir compte de la tolérance au risque.


Une stratégie de placement à la retraite doit donc considérer plusieurs dimensions : les besoins de liquidités, l'horizon de placement, la tolérance au risque, les autres sources de revenus et la capacité financière à absorber les fluctuations.


Il ne s'agit ni de rechercher systématiquement davantage de rendement ni d'éliminer systématiquement tout risque.


Comment protéger son pouvoir d’achat pendant une longue retraite?


L'inflation demeure un élément important de la planification.


Une somme permettant de financer un certain niveau de vie aujourd'hui n'offrira pas nécessairement le même pouvoir d'achat dans 10, 20 ou 30 ans.


Cela ne signifie pas qu'un retraité doit nécessairement privilégier des placements plus risqués pour compenser l'inflation.


Cela signifie plutôt que l'horizon de décaissement doit être intégré à la stratégie financière.


Les besoins prévus à court terme et ceux prévus beaucoup plus tard peuvent ainsi être analysés différemment, selon la situation et le profil de l'investisseur.


Pourquoi le passage de l’épargne au décaissement peut-il être difficile?


La retraite n'est pas uniquement une transition financière.


Après plusieurs décennies pendant lesquelles l'objectif était d'épargner et d'accumuler du capital, commencer à utiliser cette épargne peut demander une adaptation.


Certaines personnes hésitent à dépenser même lorsqu'elles disposent des ressources nécessaires. D'autres craignent au contraire d'épuiser leur patrimoine trop rapidement.


Un plan de décaissement permet de donner un cadre à cette nouvelle étape : quels revenus sont prévus, quelles sommes peuvent être utilisées, quels actifs seront sollicités et comment la stratégie pourra évoluer au fil des années.


La planification ne supprime pas l'incertitude, mais elle permet de prendre des décisions à partir d'un scénario structuré plutôt que d'improviser les retraits année après année.


Comment Actif santé financière peut-il vous accompagner dans votre décaissement à la retraite?


Chez Actif santé financière, nous abordons la retraite dans son ensemble : revenus prévus, actifs accumulés, fiscalité, besoins financiers, prestations gouvernementales et projets de vie.


Notre équipe peut vous aider à mieux comprendre les différentes composantes de votre situation et à déterminer les éléments qui devraient être intégrés à votre planification.


Frédérik Simard, planificateur financier, accompagne notamment nos clients lors de cette transition. Son rôle est d'analyser leur situation financière, de clarifier leurs objectifs et d'élaborer avec eux une planification adaptée aux différentes étapes de la retraite.


L'objectif n'est pas simplement de déterminer combien retirer, mais de comprendre quand, pourquoi et de quelle source proviendront les revenus nécessaires.



Les renseignements présentés dans cet article sont de nature générale et ne constituent pas des conseils personnalisés en matière de placement, de fiscalité ou de planification financière. Les stratégies de décaissement peuvent varier selon la situation personnelle, financière et fiscale de chaque personne. Avant de prendre une décision concernant vos placements ou vos retraits, consultez les professionnels dûment autorisés appropriés.



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